« La Flor, partie 3 » de l'argentin Mariano Llinas est un moment de cinéma jubilatoire, c'est mon avis. Presque 3 heures 30 sans que l'ennui ou la lassitude interviennent tant le cadeau que nous fait Llinas est original et encore surprenant ! D'ailleurs, comment peut-on s'ennuyer à la découverte de ce présent filmique ? C'est à la fois plein d'humour parodique, un hommage au cinéma, à la bande dessinée, aux feuilletons etc etc. Les femmes continuent à occuper l'écran par leur courage et leur pugnacité et les arbres s'apprêtent à parler...
« Dumbo » de Tim Burton produit par les studios Disney. Et c'est peut-être là que réside mon manque d'engouement pour ce film. Certes l'image est belle, les décors somptueux et le casting de premier choix. Mais, pour qui a beaucoup aimé le Tim Burton d' « Edward aux mains d'argent » de « Batman : le défi » ou plus récemment « Miss Peregrine et les enfants particuliers », ce Dumbo a certainement déjà réjoui de nombreux enfants mais la patte « Burtonnienne » s'est émoussée ! Que dire aussi de la musique de Danny Elfman, vieux compère de Burton dont la partition dégoulinante de choeurs saturés de décibels m'a agressé les oreilles pendant près de deux heures ! Aurais-je perdu mon âme d'enfant ? Après tout, je n'avais qu'à rester chez moi... J'y ai quand même entendu un clin d'oeil à Nino Rota, à travers la musique qui ouvre des scènes de cirque.
« Douleur et Gloire » de Almodovar comme il est inscrit au générique, sans doute par souci d'unir les deux frères que sont Pedro, réalisateur et Agustin, coproducteur. C'est un film éclatant comme les couleurs qui le peignent et que je qualifie de chef-d'oeuvre, sans aucune exagération. L'interprétation est en tous points magistrale, Antonio Banderas en tête, Penelope Cruz est de plus en plus belle et Pedro Almodovar nous emmène sur son chemin avec une grande sensibilité pudique. J'ai été captivé par son propos et je salue ici l'immense talent de ce créateur qui sait nous parler de l'humanité avec beaucoup de sincérité et d'émotion.