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En préambule, quelques infos concernant l'Alhambra en ces temps de crise sanitaire. L'équipe se dépatouille tant avec le protocole sanitaire à faire respecter - ça fonctionne plutôt bien- qu'avec la programmation. Il faut savoir que la sortie de nombreux films (notamment américains) est reportée, d'où la rediffusion de films non récents que vous avez peut-être déjà vus. Venir au cinéma est certainement la meilleure façon de les aider.

 

 

« Drunk » de Thomas Vinterberg. Vinterberg est danois et il a fondé en 1995 avec Lars Von Trier le « Dogme », qui consistait en un cinéma de la vérité, plus brut et réaliste que les productions le plus souvent habituelles. « Festen » sorti en 1998 en est un exemple connu. Drunk s'éloigne un peu de ce courant (qu'en reste-t-il aujourd'hui ?) même si la caméra est très mobile et capte les visages, sans fard. La première partie de « Drunk » est délicieusement amorale et jouissive. Puis une certaine raison vient tempérer cela sans que Vinterberg nous assène un moralisme hollywoodien. Il est intéressant que ce soit un danois qui ait réalisé un tel film, le Danemark étant désigné comme un des pays d'Europe où il fait bon vivre, dans un bonheur déclaré ! Néanmoins, dans notre monde de plus en plus corseté et en ces temps de Covid, il me semble qu'un tel film est tout à fait bienvenu et peut nous procurer de quoi donner quelques couleurs à nos âmes grognonnes. Et puis il y a les acteurs, dégageant tous de la sympathie, en particulier Mads Mikkelsen au charisme toujours impressionnant.

 

 

« Adieu les cons » d'Albert Dupontel. Dupontel est un réfractaire et un tendre. Il nous le montre encore dans son dernier film que je trouve nettement moins réussi que ses deux précédents : « Au revoir là-haut » et « 9 mois ferme ». S'il reste quelques dialogues savoureux et des idées de mise en scène, Dupontel aurait intérêt à se renouveler ! L'utilisation souvent aérienne de la caméra et la teinte orange flamboyant qu'il donne à ses images commencent à me lasser ! Les bons sentiments qui parsèment son film sont proches de la niaiserie. De plus, et ce n'est que mon avis, je considère depuis ses débuts au cinéma, que le talent de Virginie Efira est très surestimé ! Compagnons de tournages de Dupontel, Nicolas Marié, Philippe Uchan et Michel Vuillemoz, sans oublier Bouli Lanners dans un court rôle, assurent une interprétation pleine de fantaisie qui évite le ratage total de ce film. J'ajoute que la sévérité dont je fais montre n'a d'égale que la sympathie que j'éprouve envers Albert Dupontel qui, je l'espère, ne verse pas dans la roublardise.


 

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