« La nuée » premier long métrage de Just Philippot, jeune cinéaste français de presque quarante ans. Dans la catégorie horreur, ce film tient la comparaison avec ce que font les américains dans ce même genre de cinéma. En plus d'une maîtrise impressionnante, Just Philippot et les scénaristes, Jérôme Genevray et Franck Victor, inscrivent totalement leur histoire dans une réalité bien actuelle, ce qui renforce le caractère effrayant de leur film. Suliane Brahim, qui m'a souvent rappelé Charlotte Gainsbourg et Marie Narbonne contribuent pleinement à la réussite de cette œuvre forte qui m'a assez bouleversé !
« Les séminaristes » film slovaque de Ivan Ostrochovsky. Dans un très beau noir et blanc, le réalisateur nous plonge dans la Tchécoslovaquie des années 1980. L'esthétique appuyée n'apporte pas une grande plus-value à ce film, mais cela ne m'a pas dérangé – j'y ai même vu un plan rendant hommage aux "Parapluies de Cherbourg" du très cher Jacques Demy ! J'ai suivi cette histoire avec intérêt. Je ne pense pas qu'elle soit tirée de faits réels, mais j'imagine que l'auteur réalisateur a pu s'inspirer du climat qui régnait alors en Tchécoslovaquie ! J'ai aussi remarqué la musique qui augmente la force dramatique de ce film... Et puis, et puis, et puis il y a Vlad Ivanov, acteur roumain que j'avais particulièrement aimé dans « Les siffleurs », excellent film de Corneliu Porumboiu sorti en 2019, dans lequel il campait déjà un flic ne s'embarrassant pas de moralité !! J'aime ce comédien à l'air impassible, froid, voire cynique, qui semble revenu de tout et porter en lui un lourd fardeau.