« Tralala » d'Arnaud et Jean-Marie Larrieu. « Surtout ne soyez pas vous-même », cette injonction bienveillante est la raison d'être de cette formidable comédie musicale.
Depuis le début, j'aime l'univers burlesque, loufoque, fantastique... des frères Larrieu mais je comprends aisément que l'on ait du mal à pénétrer dans les méandres de leur cinéma si singulier. Ici ils plongent dans le genre musical et c'est réussi.
« Tralala » m'a apporté beaucoup d'émotion, notamment dans une scène de discothèque où la nostalgie, dénuée de toute mièvrerie, se marie bien à l'ambiance dansante, multicolore et disco.
Mathieu Amalric, hirsute et ahuri (parfois) pousse la chansonnette sans être ridicule, tout comme la très belle Mélanie Thierry et bien d' autres. Josiane Balasko, après « Grâce à Dieu » d'Ozon, m'a de nouveau « bluffé » par sa composition pleine d'empathie et de tendresse et le vrai chanteur Bertrand Belin n'est pas mauvais acteur.
Ce film fait beaucoup de bien, nous proposant aussi de quitter un certain temps notre peau pour entrer dans une autre, faire ainsi de nouvelles rencontres, en découvrir davantage sur nous-mêmes et nos sentiments.
A noter la présence de la jeune Galatéa Bellugi, vue il y a trois ans dans « L'apparition » de Xavier Giannoli, qui, aujourd'hui, fait en quelque sorte écho à son interprétation d'alors.