
« Tromperie » d'Arnaud Desplechin d'après le roman éponyme de Philip Roth paru en 1994. Je connais et j'aime ces deux créateurs artistiques. Je dois dire qu'il faut apprécier l'oeuvre de Philip Roth , ou tout au moins plusieurs de ses livres, pour mieux comprendre ce film. Même si je n'ai pas lu « Tromperie » j'ai retrouvé dans le film une partie de l'univers de Roth, ce qui augmente encore tout l'intérêt que je porte à Desplechin depuis ses débuts. Desplechin est un admirateur de la Nouvelle Vague, de Truffaut en particulier et j'ai évidemment pensé à ce dernier.
C'est bien sûr très littéraire et si certains trouveront cela intellectuel, je dirais plutôt cérébral. Mais rien n'est ennuyeux et la performance du jeu des acteurs, même Léa Seydoux, hisse ce film à un niveau de qualité et d'excellence, pour notre plus grande joie.
Une découverte : Rebbeca Marder qui donne à la folie une sorte de grâce lumineuse.