«Le sixième enfant » de Léopold Legrand dont c’est le premier long métrage.
Sans trop en dire, je pense que le dernier quart, la fin donc, rachète les lourdeurs qui ne sont pas rares dans un premier film et une mise en scène assez convenue. Tout se joue dans le cabinet d’une juge d’instruction… Spiritualité et humanisme se conjuguent, donnant aux personnages, et en particulier à l’un d’entre eux, une dimension très forte. C’est aussi une peinture sociale qui met en valeur les liens qui peuvent s’établir entre des personnes qui ne se seraient sans doute jamais rencontrées sans les circonstances particulières dans lesquelles ce film les plonge.La musique de Louis Sclavis, connu des amateurs de jazz, est très belle.
Judith Chemla et Damien Bonnard sont d’une crédibilité remarquable ; avec Benjamin Lavernhe et Sara Giraudeau, très émouvante, ils servent le film avec beaucoup de talent.