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« The Fabelmans » de Steven Spielberg. Je considère Spielberg comme l’un des plus grands cinéastes actuels. Il a le don se susciter l’émotion à la fois par l’émerveillement et le sens de la dramaturgie, cependant parfois à la frontière du lacrymal facile. C’est un sensible qui a su garder son âme d’enfant et ainsi en faire profiter, dans nombre de ses films (« Rencontres du troisième type », la série des « Indiana Jones », « E.T. » « Jurassic Park », « Ready Player One »…) un public large et populaire. 

 Dans « The Fabelmans », à 76 ans, il nous livre une partie de son enfance et adolescence couvrant la période de 1952 à 1965. Ceux qui connaissent Spielberg savent qu’il a beaucoup souffert de la séparation de ses parents et qu’il a découvert la caméra très tôt. Voilà les piliers de ce qu’il nous raconte dans ce film de 2h30 jamais pesant dans lequel les années évoquées sont restituées, tant dans l’esprit – l’ambiance – que dans l’image parfaitement reproduite par Janusz Kaminski.

Le jeune Gabriel LaBelle est excellent dans l’incarnation de Spielberg ado et un humour souvent potache vient adoucir les moments dramatiques de ce beau film nostalgique.

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