« The Sweet East » est une belle découverte en même temps qu’une très bonne surprise – je ne connaissais personne de l’équipe de ce film. Ni Sean Price Williams le réalisateur ni la ravissante Talia Ryder toute en séduction naturelle ; ils méritent amplement notre attention.
Une jeune étudiante fugue et traverse diverses composantes de la société américaine. Je ne vous en dirai pas plus mais sachez que le traitement de cette « ballade » initiatique regorge d’idées originales tant dans l’écriture que dans la mise en scène qui m’a séduit par son mélange des genres allant jusqu’à un certain ludisme. Cela dédramatise le message de ce film qui dresse un état des lieux d’un pays en proie à toutes sortes de démons.
L’illustration musicale – beat généreux et rock indé - apporte une dynamique supplémentaire et remarquable. On peut même entendre – réarrangé – le thème d’« Il était une fois la révolution » – de Sergio Leone et Ennio Morricone, ce qui n’est certainement pas un hasard.
La fin, un sourire à la caméra nous étant sans doute destiné, peut laisser présager un avenir pas trop sombre à Lillian, si jolie et attachante héroïne de ce film à voir.