« Maria » de Jessica Palud. Pour Anamaria Vartolomei. Cette actrice dégage une émotion presque aussi forte que celle de Maria Schneider à qui ce film rend un hommage mérité. Le film met en avant le tournage du « Dernier tango à Paris » de Bernardo Bertolucci, long métrage sulfureux du début des années 1970. Je me souviens l’avoir vu lors de sa sortie – j’avais à peine une vingtaine d’années et avais éprouvé de l’ennui ; qu’en serait-il aujourd’hui ? Maria Schneider s’était fait piéger d’une façon odieuse, sa vie en a été bouleversée. Actuellement on peut se réjouir que la vague #metoo empêche qu’une telle emprise se renouvelle mais il faut rester prudent et vigilant !
Le film, féministe dans le sens où il éprouve une forte empathie pour Maria Schneider – porte parole « avant gardiste » des victimes de cinéastes et acteurs cannibales – traduit bien ce qu'elle a vécu. Cependant, malgré l’alerte qu’elle avait donnée par le biais d’une entrevue journalistique, pas grand monde l’avait entendue ! Jessica Palud tend ensuite vers le biopic plus classique dans lequel nulle place ou presque n’est laissée à « Profession reporter » de Michelangelo Antoniono, sorti en 1975, dans lequel elle jouait au côté de Jack Nicholson. Dommage !