« La loi de Téhéran » film iranien de Saeed Roustayi. Du cinéma iranien, on connaît Asghar Farhadi (« Une séparation », « Le passé »...) Abbas Kiarostami (« Où est la maison de mon ami ? », « Le goût de la cerise »...) ou encore Jafar Panahi (« Taxi Téhéran », « Trois visages »...) ; moins Saeed Roustayi, jeune réalisateur de 32 ans. Son long métrage ne le laissera sans doute pas longtemps méconnu, tant il est maîtrisé de bout en bout ! C'est un thriller percutant comme on en a tant vus, mais l'intérêt vient de ce qu'il raconte de la société iranienne à travers des images fortes, souvent édifiantes. On frise souvent le documentaire pour notre plus grand intérêt. Personne n'est épargné : policiers, juge, trafiquants bien sûr et la corruption, la trahison, la roublardise et j'en passe, sont évoquées sans ménagement. On parle très fort dans ce film, alimentant un verbe qui lui donne une identité plus singulière. Tout ceci donne un très bon film dans lequel Navid Mohammadzadeh (Naser Khakzad) livre une composition remarquable.
La mise en scène, par des séquences très inventives, a retenu mon regard dès la scène d'ouverture, et se termine sur une image riche de significations illustrant encore le chaos qui frappe l'Iran – mais que fait le guide suprême de la révolution ?!