« Les intranquilles » de Joachim Lafosse. Depuis une quinzaine d'années, Joachim Lafosse, cinéaste belge, ausculte la complexité des rapports humains (« Nue propriété », « A perdre la raison », « Continuer »...) Ici c'est la bipolarité d'un homme et les conséquences sur sa famille qui sont traitées. Le père de ce cinéaste est bipolaire et c'est sans doute la prégnance des souvenirs de Joachim Lafosse qui font que son film est si fort, peut-être son meilleur.
Outre la mise scène admirable et l'interprétation magistrale (que de superlatifs !!), notamment de Damien Bonnard, j'ai éprouvé de l'empathie pour tous les personnages de cette famille en souffrance. A priori ce n'est pas très gai mais il y a beaucoup d'amour dans ce film et c'est surtout cela que je retiens.
Le petit fils d'Isabelle Huppert, Gabriel Merz Chammah 8 ans, livre une composition très émouvante en alter ego de Lafosse lui-même.
J'ai en outre pensé à Gérard Garouste, artiste peintre atteint de la même pathologie et aussi auteur d'un livre paru en 2009 intitulé « L'intranquille » !