De superbes décors naturels, un bon méchant bien psychotique, des explosions, des bagarres, des poursuites etc etc, nous sommes immergés dans l'univers Jamesbondien, vous l'aurez compris.
« Mourir peut attendre » dernier opus de la série cinématographique la plus célèbre est enfin visible après plus d'une année d'attente. Impatient, je le fus mais je dois dire que cet épisode est bien moins réussi que les précédents. L'on retrouve des personnages de « Spectre », le Docteur Swann – Léa Seydoux assez mauvaise comme d'habitude – entre autres et les personnalités attachés à la légende, M, Q, Moneypenny, Félix Leiter, l'Aston Martin truffée de gadgets et j'en passe.
Cary Joji Fukunaga, salarié d'Hollywood, signe une réalisation très moyenne où même les scènes d'action sont bien moins réglées que d'habitude. Le générique traditionnel a perdu une bonne part de son esprit et la musique a subi un lifting qui la rend moins séduisante. J'ai eu l'impression que l'on avait retiré le vernis chatoyant de cet objet de luxe.
Ceci dit, il y a Daniel Craig dont c'est la dernière apparition dans le smoking Bondien qui lui va si bien. Mais que voulez-vous, il a 53 ans et on peut comprendre et admettre qu'une certaine fatigue voire lassitude aient présidé à son retrait. Je l'ai trouvé plus disert qu'auparavant, presque plus doux, quoiqu'il tue beaucoup et la fin du film est empreinte d'une boursouflure assez risible que j'ai ressentie comme une trahison !
Ana de Armas, dans un rôle trop court, livre une performance réjouissante et je termine sur cette note positive.