« L’ombre d’un mensonge » cinquième long métrage de Bouli Lanners. Malgré ses yeux noirs au regard parfois dur, Bouli Lanners est un tendre que j’ai toujours plaisir à voir. Il a des accointances avec Delépine, Kervern ou encore Dupontel. Leur univers cinématographique donne une large place aux laissés pour compte ou « petites gens ».
Pour ce film, Lanners nous raconte une histoire sentimentale entre personnes d’âge mûr sur la belle et sauvage île de Lewis, au nord de l’Ecosse. Les vents qui la balayent soufflent aussi dans la tête des deux principaux protagonistes, bouleversant leurs vies calmes et monotones. Les paysages de la lande écossaise s’étirent sur écran large, c’est très beau. Cependant, ce film estimable ne m’a pas séduit outre mesure malgré une interprétation digne d’intérêt. Et c’est un des mystères du cinéma ; les films nous parlent, chuchotent à nos oreilles pleinement réceptives ou moins...
J’ai cependant remarqué Michelle Fairley que je connais peu (je ne regarde pas les séries), belle et digne dans un rôle à fleur de peau.