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« Napoléon » de Ridley Scott. Bien des films et téléfilms ont été montés sur ce personnage important de notre histoire. Ridley Scott ajoute son nom à la liste des cinéastes qui se sont frottés à cette figure que beaucoup admirent (pas moi).

Boosté par un matraquage publicitaire, film Inter, ce Napoléon semble bien marcher dans les salles obscures.

Mais pourquoi avoir voulu en 2h40 minutes tracer une ligne biographique droite partant du crépuscule de la Révolution française à la mort de l'empereur sur l’île de Sainte Hélène ? Une telle gageure était-elle opportune ? Non, seule une démarche commerciale me semble être la motivation de la production américaine – Apple Studios en l’occurrence. Pas grand-chose d’artistique, aucune profondeur quant au point de vue qu’auraient pu avoir Scott et son scénariste, pas davantage de recul et d’analyse, bref une succession d’images empilées sans âme ni originalité. Les scènes de batailles sont certes spectaculaires, mais on a vu aussi bien dans nombre de films avant celui-ci ! Sans doute pour répondre à un cahier des charges destiné à plaire au public le plus large, les auteurs nous affligent de scènes récurrentes mettant en scène l’intimité de Bonaparte et de Joséphine de Beauharnais, sa première épouse. Aucun intérêt si ce n’est d’affubler Napoléon d’une bonne dose de ridicule – serait-ce une volonté d’outre Manche ?– Ridley Scott est citoyen britannique. Sans doute l’homme avait il ses faiblesses…

Malgré l’outrance, Joaquin Phoenix ne s’en tire pas trop mal et sait adopter les postures du despote, telles qu’on peut les voir dans les livres d’histoire.

 Une version longue de 4h30 doit être montrée sur Apple TV, non merci...

 

 

 

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