« Conann » de Bertrand Mandico. Troisième long métrage de Mandico après « Les garçons sauvages » et « After blue » - que je n’ai malheureusement pas encore vu – ce dernier, pour qui aime les films étranges est à ne pas manquer. Mandico est un cinéaste singulier, c’est le moins, et cela me réjouit que son œuvre continue à être montrée grâce à des producteurs curieux et courageux et sans doute un public d’aficionados.
La vie de Conann la guerrière, la barbare, est racontée à travers les âges, les siens en particulier, par plusieurs actrices toutes épatantes. Cela donne aussi l’occasion à Bertrand Mandico de varier les décors, les époques, créant différentes ambiances, le tout baignant dans un esthétisme sanguinolent d’où l’humour n’est pas exclu, notamment à la fin.
Les hommes ont cédé la violence aux femmes qui ne se privent pas de l’exercer sans retenue. J’y ai vu une allégorie sur notre monde poussé à un paroxysme inquiétant mais assez jouissif pour le cinéphile que je suis. Elina Löwensohn dans le rôle de « l’homme-chien » est impressionnante.