Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

« L’histoire de Souleymane » film français de Boris Lojkine. Comment ne pas ressentir une grande émotion devant ce film ?

Souleymane, migrant guinéen, trime à Paris comme livreur pour une startup si chère à notre président ! Tout en se débattant entre ses conditions de travail que vous imaginez et la recherche d’un hébergement d’urgence, il s’échine à la régularisation de sa situation sur le territoire français.

Unité de lieu : les rues et boulevards parisiens, les cages d’immeubles, un bureau de l’OFPRA... unité d’action : il pédale, pédale et pédale encore, se heurte à toutes sortes d’ennuis parsemés quelquefois d’une lumière d’humanité ; unité de temps : 48 heures.

Caméra portée, montage nerveux, ça va vite, sans doute pour mieux nous faire ressentir ce que vivent ces esclaves des temps modernes, nous qui sommes confortablement installés sur le velours rouge d’un fauteuil de cinéma ! Autrefois, on qualifiait ce type de film de « Cinéma vérité ».

Cette histoire est fortement inspirée de celle d’Abou Sangare, formidable acteur novice, lui-même sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français – aux dernières nouvelles il est toujours dans l’attente d’une décision des autorités quant à sa demande de régularisation. Présentée dans la sélection « un certain regard » au dernier festival de Cannes, « L’histoire de Souleymane » a remporté le prix du jury et Abou Sangare celui du meilleur interprète masculin. Souhaitons que cette distinction lui soit favorable…

La dernière partie qui se déroule dans les locaux de l’OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) est bouleversante. Bien sûr le doux visage, le calme d’Abou Sangare et son histoire y sont pour beaucoup mais l’interprétation de Nina Meurisse participe grandement à la forte secousse qui s’empare de notre coeur.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article