« All we imagine as light » film indien de Payal Kapadia. Deuxième réalisation de cette cinéaste, c’est un très beau film : l’observation de trois femmes qui vivent à Bombay - ou Mumbai - mégalopole de plus de 12 millions d’habitants. Payal Kapadia filme ses actrices avec empathie. Il est difficile, sans doute plus encore pour les femmes, de bien vivre dans cette région du monde. Dans une deuxième partie plus apaisée, la lumière percera davantage…
Bombay est souvent filmée la nuit, comme un documentaire, et de longs travellings donnent une certaine mesure de l'animation existante et du grouillement de la population d’un pays qui est devenu le plus peuplé de la planète. Prabha, Anu et Parvaty, infirmières et cuisinière, sont différentes mais arriveront, chacune à leur manière, à s’émanciper de ce qui les contraint.
Il s’agit aussi – grâce notamment au festival de Cannes qui lui a décerné son grand prix – de mieux nous faire entrevoir ce pays oriental dont la culture et les rituels sont bien loin des nôtres.
A noter enfin la très belle musique de Topshe.