« The Apprentice ». C’est une coproduction internationale, dont les USA bien sûr, tournée à New York par un cinéaste danois d’origine iranienne, Ali Abbasi. Réalisateur du surprenant « Border » en 2018, il s’attaque ici à un tout autre sujet : Donald Trump. Ce film traite ainsi de la jeunesse du futur président des Etats Unis et particulièrement de sa relation avec un avocat sulfureux : Roy Cohn. Ce dernier devient son mentor, lui inculquant les méthodes les plus contestables – c’est un euphémisme – jusqu’à ce que l’élève dépasse le maître…
Parcours édifiant de ce milliardaire sans foi ni loi, dont le point d’orgue est l’érection de la fameuse « Trump Tower » !
Avait-on besoin de ce film pour mieux connaître Donald Trump, tant il avance sans masque au mépris de toute bienséance, autocentré qu’il est sur sa sale réussite ? Ce cinéma est là pour nous apporter un sombre éclairage sur la personnalité de ce clown – à la manière de « çà » de Stephen King – qui inquiète une bonne partie du monde. La forme de ce film est vive et nerveuse mais moins que ce à quoi je m’attendais. Tant mieux car une surabondance de clichés façon clip aurait sans doute rendu cela indigeste. Les interprètes incarnent leurs personnages avec talent, en particulier Jeremy Strong, remarquable dans le rôle de Roy Cohn.
En ces temps d’élections américaines, voir un tel film est instructif et pourrait être montré comme répulsif à ceux qui hésitent encore…